Les concerts qui font qu'on retourne en concert.

"Chante un peu ?
Fort bien.
Danse maintenant."
El Dr Mözz

27/07/2008

Sambinho Céret

10/ 11/ 12/13 juillet

Mieux qu'un concert à Paris... une féria à Céret (66) !

Avec les amis de Sambinho (la batucada en rouge et noir dans le petit film traumatisant ci-dessous), on est allés jouer pour les amis de Céret.
Ah Céret... ses platanes, ses jolies petites rues, son internat Déodat de Séverac, ses jolies montagnes.

Ah Céret... sa féria, ses vachettes et ceux qui s'accrochent à leurs queue, ses batucadas, ses fanfares, son légionnaire en robe de Bécassine qui fait le poirier sur le front avec quand même les petits graviers par terre. Et puis, les flots de bière, les orages qui durent cinq heures... les mains en sang. le mal de dos. la plage. les vacances le soleil...
Ah Céret et ta petite arène remplie de Filles.
Et ta bodéga de la Fliou Flaou, remplie de jolie musique et de batuceurs.

Wahi wahou... c'était fou furieux.
Merci Céret, merci Sambinho, merci Fliou Flaou, merci tout le monde.


Le son est saturé, l'image, floue, bouge dans tous les sens : c'est vachement bien !

02/06/2008

Wax Tailor Olympia

29 mai.
Non !
Quel est l'intérêt de jouer de la musique de fond de restaurant (même cool) dans une salle de concert ?
D'autant qu'il n'y avait pas de table pour s'attabler, ni de chaise pour s'asseoir. Pas de serveur, rien à manger...
Pff, ne reviendrais jamais dans ce resto.

01/06/2008

Camille / La Cigale

28 mai
Les mots vont être assez minables pour parler de la soirée d'aujourd'hui. Camille, je la voyais un peu folle. Expérimentant des beaux trucs bizarres à la voix, un peu dérangeants, un peu mystiques. Le truc à voir quoi, même si c'est avec une artiste hautaine.

Là, ce qu'on a vu avec Eleanor c'est un peu plus qu'un concert. Une performance, un spectacle, une expérience... Un piano et 7 ou 8 voix dont celle de Camille. Des boites à rythme humaines, une gorge-basse. des cris, des plaintes, des chants, des aboiements.... Camille et ses musiciens se passent et se repassent les sons et les mélodies. Ils se les lancent physiquement, les rattrapent à pleine main et les balancent au public rempli de frissons d'admiration.
Ils se tapent, ils se déforment le visage. Ils sautent, tapent des pieds, des mains, se giflent et se tamponnent.
Impossible de décrocher son regard de ce qui se passe sur la scène. L'oreille, elle, suit. Ce sont des bruits naturels
Eleanor s'est dite "tendue", oubliant le verre qu'elle tenait serré en mains, à s'en cramper le bras.
Moi, j'en ai pleuré. Je n'avais jamais eu de grosses larmes qui coulent en concert. Paf, avec la version "mystère des voix blugarabisantes" de Pâle Septembre, c'est fait. (bon en même temps, ces larmes là je me les étais préparé à l'avance, ce morceau me cloue,)

Hautaine, Camille ? Avec beaucoup de chaleur, de simplicité, d'humour, de sensualité et de technique vocale... Camille est surhumaine. Dire qu'elle est belle, dire qu'elle fait tout à merveille (animer le public, déconner, danser, bouger, chanter, faire monter les gens sur scène, crier), dire ça, ça réduit.
Elle a scandé en chuchotant, crié. On l'a vue en transe et en murmures, en sourires et en hurlements
Elle chante et ça se voit autant que ça s'écoute.
Et sa musique, gaie, nous renvoie sous les anciens cieux étoiles, autour d'un très vieux feu.
Et quand on se retrouve en dehors de la jolie Cigale (la salle lui allait comme un gant), on trouve qu'il fait froid, et on réalise que partout dans le monde, sur de sales radios, il y a des chanteuses qui pensent qu'elles sont chanteuses (céline dion s'est-elle enfin éteinte, quoi)

Dans l'intensité des frissons, récemment, il n'y a guère eu que la furieuse performance électrique de Beth, des Gossip, à la Cigale, en novembre dernier.
Je me demande : comment fait-on pour flamboyer à tel point et rayonner jusque dans la salle (qui dansait). Je lui envie cette énergie !
Camille est plus qu'une chanteuse. C'est un vrai personnage sauvage.
De loin, on la sent remplie de bonté et de générosité. et ça impressionne beaucoup beaucoup s'est on dit avec Eleanor.
Un concert qui donne envie d'aller en concert, non ?
ça tombe bien j'y retourne demain (Wax Taylor).
J'espère qu'ils n'ont pas de chanteuse.


08/05/2008

Girls In Hawaï / Olympia

7 mai .
Joli petit groupe belge sur disque. Tout simple, tout gentil, tout naïf et... assez nettement décevant sur scène. La faute à...
C'est laid de cafter, mais... avec Phil le frère numéro 2, on a pas arrêté de soupirer et de lâcher des "c'est dommage quand même".
La faute au batteur, donc.
L'appellation bûcheron, pour un batteur rock est souvent flatteuse. Une frappe sourde, lourde, massive, terrassante... de vrais compliments !
Chez Girls In Hawaï, non. Leur folk cafardeuse planante, mi-aérienne mi-mur de son (à trois guitares parfois) est maintenue au sol par un martèlement sans recherche, sans poésie, sans finesse, sans délicatesse... !
Un peu de brutalité dans un monde de finesse, un gros couvercle de béton sur de très belles atmosphères... quel dommage s'est-on entendu dire.
La scène était bien mise à ce petit détail près : le batteur, placé bien en évidence : ceux qui ne l'entendraient pas... l'ont sous les yeux !
Comment bien s'évader dans ces conditions ?
Bouhouhou donc pour ces belles envolées écrasées dans l'oeuf.


ps 1 : Le genre hésitant et très timide et on ne sait pas quoi dire et du coup on se l'écrit sur le bras et on le dit en hésitant... certes, c'est touchant. Mais, pourquoi parler, donc ?
ps 2 : les films home made "oui promène-toi dans la forêt, discretos je te filme de derrière." ou "tiens, baigne toi là... discretos je te filme" ou encore "Ok montez dans la voiture, toi tu dors pendant que toi tu conduis dans des paysages belgo-bretons et moi je filme discretos"... ça a aussi ses limites.
ps 3 : Et tout cela doit également être tempéré par le fait que j'avais très envie de rejoindre quelqu'un aux yeux verts (spécial dédicace à toi, quelqu'un)...

Nada Surf / Bataclan

22 avril. C'est confirmé... Nada Surf, se goûte en amoureux. Leurs jolies chansons toutes cristallines, avec les voix qui s'entremêlent dans les arpèges guitaristiques... leurs montées mélodico-mélancoliques qui se chantent la gorge bien large... oui, elles sont faites pour se prendre la main et se regarder du coin de l'oeil avec un petit sourire complice, un baiser aux lèvres.
Et puis juste après, quand on se dit que ça va devenir trop planant trop triste, pif, les Nada envoient du rythmique mélodique rapide. Sur ces chansons là, impossibles de ne pas penser au générique de Friends. Alors forcément, hop, nouveau petit coup d'oeil, prise de main, de lèvres, smick smack tout ça. Et en dansant, on est heureux d'être jeune et d'écouter Nada Surf.
Bon. Ce soir là, en guise d'amoureuse, let me introduce you... Alex. C'est un grand black qui a une tête de plus que moi... Ai je vraiment envie de lui prendre la main ? Ai je envie de le regarder du coin de l'oeil avec ce petit sourire complice avant de m'approcher et de lui bais...

Non.

Non. Pendant un concert de Nada Surf, un rugbyman est un rugbyman. Et un ami de surcroît.
Du coup, je me suis concentré sur cette idée principale ("Nada surf, c'est vraiment fait pour les amoureux") plutôt que sur l'amour (A l'époque, c'était encore un peu compliqué, les amoureuses)

Bon
D'où la présente note.
Et du coup, avec Alex, on a pas dansé ensemble, on ne s'est pas roulé de pelles. On a bien écouté, échangé des regards appréciateurs. On s'est dit que ça dépotait vraiment bien et que ces gars là avaient vraiment des mélodies terribles.
Petite moue-moue, à la fin, quand même.
- "Ne manque-t-il pas un petit quelque chose ?"
- "Si fait..."
Les petits défauts remarqués lors du précédent concert (cf plus bas, au Showcase) n'ont pas été gommés : de grands morceaux entourés de morceaux plus mineurs. Manque d'enchaînements dans un répertoire qui fait des hauts et des bas, question intensité...


Moralité, Nada Surf s'écoute en amoureux. Sinon, on est chiant et on n'arrête pas de faire son malin, et des critiques.

16/03/2008

The Cure / Bercy

12/03. Super. Je dis "Bravo". C'est vraiment très intelligent de faire son malin à commettre un blog consacré aux concerts (ahlala pauline je t'aime, gnagnagna queens vous êtes trop géants hi hi hi), et de rater LE concert de début d'année. Faute grave puisque programmée. Jusqu'au bout, j'ai hésité. Falstaff la pièce ou Cure le concert ?
Ni l'un ni l'autre au final et un énorme regret. Rob Smith a joué trois heures et demie, passant en revue le meilleur de l'énorme répertoire curesque aux dires des Libé et autres Parisien : du Faith, du Pornography, du M... Bouhouhou, j'en aurai sans doute écrit des tartines ici.
Tout ce que je peux faire, c'est publier cette note, sous forme de clin d'oeil au précédent concert de Cure à Bercy : le 18 décembre 85.
Avec Carlos Antonio, le complice de musique de toujours... la plus grande claque live jamais reçue (oui, parfaitement malgré les Floyd à Versailles, malgré J. Buckley à l'Olympia, malgré l'Outside de Bowie en 98. Bref), LE concert fondateur.
L'immmobilité spectrale des musiciens, figés par les stromboscopes blancs et rouge. La violence des rebonds de la guitare délayée du Smith, la noirceur planante absolue des morceaux. Les mouvements de foule géants sur les tubes dansants (à la fin, on n'arrivait plus à détacher nos bras crampés : carlos & i se tenait par les bras pour ne pas être séparés dans les pogos). La première partie, le pauvre Arno et son TC Matic, absolument haï et rejeté par la foule d'ados survoltés via envoi de chaussures et autres cannettes (Même à l'époque, on pouvait fumer, walala, fou non ?) La version de Forest, de 10 bonnes minutes...
Il m'aura fallu trois jours pour atterrir et retrouver un niveau normal d'humanité et de pouvoir parler d'autre chose que de ce qui s'est passé ce soir là.*
Et d'enchaîner tous les concerts suivants de Cure à Paris. Jusqu'à mercredi dernier ou j'ai fauté grave.
Punition :
a) je me déguise en robsmith jusqu'à leur retour ici.
b) je vais voir Zazie en concert.



Alors, ce sera a).

* J'ai acheté cinq mois plus tard la cassette pirate du concert. 300 francs. Je l'ai toujours. C'est plutôt la platine cassette qui fait défaut en fait.

11/03/2008

Pauline Croze / Bataclan

11/03. Souple, épaisse... Ondulante. Une voix et des bras (son visage, impossible à voir de là où nous étions). La voix de Pauline Croze est une moquette épaisse aux poils bleu sombre si longs qu'on s'y vautre la tête la première. On se roule dedans, on se déshabille et on s'en pare, on s'en voile. Et puis je coupe les poils et je m'en fais des tresses de rasta. La voix de Pauline Croze est large. Profonde. Haute. Suave. Elle enveloppe tout en bas. Caresse ici et là. Ondule tout en haut. Douce au toucher. Puissante à l'ouïe. Fragile et inébranlable... On peut trouver des tonnes d'adjectifs à la voix de Pauline Croze et d'ailleurs il faut que je me calme, j'en mets partout là.


L'on me fait remarquer que la moquette, c'est sale. Plein de pellicules, de poils de nez, de bestioles microscopiques.
Je dis prout. La moquette, même si il y a des trucs pas nets dedans, c'est quand même bien plus agréable que le carrelage tout froid de la salle de bain.
Bon. Mettons qu'on a passé l'aspirateur dans ta voix, Pauline, suffisamment longtemps pour s'en repaitre sans craindre d'y attraper des trucs.

Elle est impressionnante. Elle est gracieuse. Elégante. Pauline Croze n'a pas besoin de tenter de raconter des trucs drôles entre les morceaux (Pauline Croze n'est pas Florence Foresti) : il lui suffit de faire onduler son corps, mais surtout ses bras, jusqu'au bout des doigts pour se faire comprendre. Même, aménager des espaces pour faire faire chanter le public, Pauline Croze n'en a pas besoin. Quand il a fallu chanter, les gens l'ont fait d'eux-mêmes.
Ma vraie grande surprise, parce que quand même hein, je savais qu'elle chantait bien Pauline, c'est... la musique.
Là ou je redoutais un peu trop l'ambiance "chanson française"... pif... la claque.
Le batteur et les guitares ! On était très loin de l'accompagnement d'un tour de chant. Les ambiances étaient là. ça sentait le Bashung, avec des relents free jazz, avec des accords des Iles orientés sombres qui s'agglutinaient dans tous les sens. Quant au batteur... Ah mon salaud, comment tu nous assouplis ça, hein !
Pauline n'est pas qu'une chanteuse, c'est une vraie rockeuse. Comme PJ Harvey, wé.
Marie au cheveu frais et coupé, silencieuse et concentrée, applaudissant à tout rompre.
Juliette, gigotant, commentant, rigolant criant
Arthur... ah bin Arthur, je ne sais pas, il y avait Juliette devant. Pousse toi Juliette, je ne le vois pas Arthur.
Le gars à la console lumière qui dansait tout ce qu'il savait.
Pauline dérivant à mi voix à la fin d'un refrain que le public chantait de lui-même.
Encore un concert super court. Super fort.
Concentré.
Et surtout, cette belle idée : elle n'a pas tout donné. Nous n'avons pas tout vu. Ce n'est que le début de Pauline. On sent tout ce qui bouillonne en dessous.
Elle est pourtant Reine de France, déjà, la farouche Pauline. N'a plus qu'à attendre le retour de Camille la Sauvage en mai.
Ah si seulement, elles confrontaient leurs univers respectifs, sur un album !



Hé Pauline, je...

Je t'aime.

OUI ça y est, je l'ai dit !!!!


Album : "Un bruit qui court" ****
http://www.myspace.com/paulinecroze

02/03/2008

Queens Of The Stone Age / Zénith

29/02. Court, mais sourds quand même.
Notre position (Sieur Alex & i) n'était pas des plus confortables. A l'arrière, sur la gauche de la fosse. Résultat bien connu au Zénith : son brouillon.
Un vilain phénomène accentué par le son naturel des Queens, qui doivent laver leurs instruments à la boue avant et après chaque utilisation.
Alex roulait des gros yeux quant au traitement réservé à la batterie : si celle-ci avait été organique, nous serions sans doute rentré tachés de petits bouts de trucs ensanglantés : ce batteur tapa comme un boucher, et ses bras et son torse, nus et imposants ancrèrent en nous l'idée rassurante de l'artisan zélé travaillant sa viande avec passion.
Du steack tartare donc.
Pour ma part, c'est la GROSSE basse qui me remplissat (remplir au présent et au passé simple, ça se ressemble un peu trop) les oreilles, les tapissant d'une délicieuse moquette de particules abrasives et ronflantes...
Basse batterie, un élégant couple de tueurs.
Qui auront trop tronçonné le chant et les guitares/synthé.
Dommage, j'aurai volontiers fini de me mettre à genoux, en offrant cou et cerveau à leurs ébats. Ainsi Motorhead - tendre poésie que nous partageâmes ici avec gourmandise l'an dernier, Alex et moi- sait gifler, fesser, frapper, baver ET découper. ).
L'enrobage était joyeux : nous baignions au milieu de chants et de hurlements. Le public des Queens, n'est pas là par hasard. C'est bon, un fan qui chante (même faux) avec de la bière dedans.
Exemplaires, ces mélodies compressées assénées avec vitesse, violence et sobriété : la saine brutalité de ce set nous contentat autant qu'elle nous assourdit (passagèrement).
Trop courte pour entrer dans l'anthologie... cette soirée donne pourtant l'envie de revoir Josh et sa bande, au plus vite.
De préférence dans une petite salle.
Ou alors, en plein air.
Avec du sable sous les pieds, un horizon de roches déchiquetées dans les yeux.
Et des scorpions s'ébattant dans le combat entre le soleil couchant et les milliards d'étoiles jalouses de son éclat.
Histoire de nous faire planer tout ça.




Album "Era Vulgaris" ***

http://www.myspace.com/queensofthestoneage

26/02/2008

BO / Le Zèbre de Belleville

25/02/08 La première fois que je les ai vu, c'était par hasard à la Flèche d'Or, l'an dernier. Dans l'idée, il s'agissait de s'avaler une ou deux bières avec Olive l'ami de Perpignan
Au final, on dansait en secouant la tête.
Toujours cette sale manie de vouloir classer les gens, les musiques, les styles.
J'assume. Sur le moment, BO ça avait l'énergie des Hives + l'humour de Katerine enrobé d'une sauce / yé yé pop. Avec un look bien Weezer.
Suffisamment marquant pour guetter avec impatience la sortie de l'album à la rentrée.
Deuxième contact à la Scène, en décembre.
Pourquoi n'ont-ils pas plus de monde ? Zut quoi.
Sylvaine ne les connaissait pas. Plutôt adepte de world, de classique et de chansons plus sérieuses.
Elle reconnait avoir passé un bon moment, passé un moment de doute sur un éventuel ennui.
Pour la troisième fois en moins d'un an (Me rend compte, fou ça, que c'est BO que j'aurai le plus vu cette année !), je retourne voir BO.
Nouvel angle de vue (au balcon du Zèbre). Du dessus, ça fonctionne super bien aussi. Amber, jazz und electro und tango super girl, succombe doucement à son tour à l'humour des BO boys : elle rit, marque le rythme avec la tête, les mains. Comme nous tous, en fait.


Un regret : le répertoire n'est pas en super tension : on aimerait parfois plus de...
Hé, B0... tes chansons dures qui font secouer la tête... tu peux en faire plus ?
Ils sont tous beaux et bons, les hommes de BO ; mais si j'étais rockstar, je serai... le clavier / homme-à-tout-faire (et notamment le cheval) de BO.

Album Koma Stadium **
http://www.myspace.com/boproject

21/02/2008

Nada Surf / Showcase


20/02. Je les attendais depuis tellement longtemps. Un brin déçu par leurs avant dernières productions, carrément à genoux devant trois ou quatre des morceaux de "Lucky", le nouvel album.
Rendez-vous au Showcase.
Le Showcase. Hmmpff.... drôle d'endroit pour un concert. Une boite de nuit sous le pont Alexandre 3. Magnifique, mais son bar, central, occupe un bon quart de l'endroit. Et, du coup, le concert se retrouve dans une moitié de salle qui...
oui bon on s'en fout.
C'était magnifique et intense, Nada Surf. Batterie, guitare, basse, synthé... Et leurs voix cristallines. WA.
Emouvant
Scintillant, vraiment.
Décollage donc... malgré l'inconfort de la salle.
Certes, la playlist sonne étrange, plaçant côte à côte des morceaux aux ambiances parfois trop disparates.
Certes, ils n'ont pas joué LA chanson (The way you wear your head fait partie de mon top 10 de tous les temps pour les siècles et les siècles)
Certes "Are you lightning", la jolie mélodie qui me transforme en fontaine depuis un mois et demi, a été oubliée.
Certes l'impression reste qu'il s'agissait d'un set de préparation, histoire de roder la tournée et les grands concerts à venir.
Mais... ça reste un moment live marquant.
Conséquence, j'ai réservé deux places pour le Bataclan. Je prévois beaucoup de mouchoir.

Album : "Lucky" ****
http://www.myspace.com/nadasurf

19/02/2008

The Pistol Valves / Palais des Festival de Cannes

17/02 Dix filles aux cuivres et à la platine. Devant un auditorium rempli de gamers et de cosplayers fous (c'était pendant le festival des jeux de Cannes, LE rendez-vous des joueurs en France).
Avec Laurent, on est resté sous le charme, tout en riant bien.
La fraîcheur des jeunes japonaises était en effet grisante.
Très bien huilé, trop propre, un effet sans doute de l'auditorium, not very rock comme lieu de concert.
Dommage, on n'a pas pu aller les voir le lendemain à l'Elysée-Montmartre. Dans une vraie salle rock, l'effet eut-il été saisissant ?
N'empêche. A essayer, pour danser, en soirée... ça fonctionne bien. Et puis... c'était mon premier concert japonais.




Album : "Tsunamic Girls from Tokyo" **
http://www.myspace.com/pistolvalve

14/02/2008

Ludéal / La Boule Noire

13/02
Oui... avec Véronique, on est arrivés en retard. Nous avons raté les quatre premières chansons.
Nous pardonneras tu, Ludéal ?
D'autant que... arg, c'est toujours un peu dur d'écrire des choses désagréables. L'ambiance cafardeuse, limite hantée de son très beau cd n'était pas là. Ambiance terriblement éteinte. Ludéal n'arrive pas à communiquer. Ses chansons passent mal. On est fatigués. y a un truc qui passe pas.
Aïe.
Le concert se termine sans qu'on ait commencé à penser un applaudissement.
Pas la bonne salle ? Pas le bon moment ?
Bref pas le bon feeling. Faudra qu'on y revienne.

cd : "Ludéal" ***
http://www.myspace.com/ludeal

01/02/2008

Hey Hey My My / La Maroquinerie

31/10 Je les avais raté partout où ils sont passés en 2007 alors que leur cd a accompagné tout mon printemps/été de la même année. Tous ceux qui les ont vus en disaient grand bien. Des chansons à chanter tout le temps, dès la première écoute, comme si on les connaissait depuis 1972.
Bref. Fols espoirs et fortes émotions attendues.
Or...
Une ou deux chansons inédites. Un concert sobre. Un regret, l'electroïde "Picking" qui n'a pas été jouée. Arg, elle est dans mon top 3 de l'album.
"Pas mal" said Fred, brother n° one, admirateur de guitares.
Oui, pas mal, sympa, renchéris-je.
Zut, on dirait de la déception.

Album "Hey Hey My My" *****
http://www.myspace.com/heyheymymyband

30/01/2008

Cocoon / La Maroquinerie


29/01. Un petit synthé, une petite guitare. Une chanteuse à petite voix. Un petit chanteur. Un petit groupe, bien sympa sur cd, mais...
"Glups" pensé-je sur le moment.
"Une petite basse ? Une petite batterie ? Une autre guitare, même petite !"
Oui, je le souhaitais très fort, un peu angoissé à l'idée d'assister à une heure et demie de folk français acoustique alors que l'humeur du moment appelait plutôt des grosses guitares à décollage immédiats.
Avec Phil le frère n°2, l'envie était là d'assister à un peu de guitare qui décolle. On devait voir les Queens of the Stone Age, il ne pouvait pas, alors, hein, bon...

Un petit groupe, dans le vent avec sa super jolie chanson "On my way", donc.
Du petit folk français dans une petite salle.
Bon.
Ils se sont assis face au public (les spectateurs sont à 60 cm, ça doit impressionner quand même, quand on n'a pas une grosse basse ou une grosse batterie pour se protéger)
Et Mark Daumail a chanté et Morgane Imbeaud l'a rejoint et toutes nos appréhensions se sont envolées, en même temps que nos pensées.
Aujourd'hui, on s'étonne encore une fois de la maturité de Mark, de l'assurance de sa voix sur des chansons qui pourraient la fragiliser.
Petits regards échangés avec Phil. "ça assure bien". Les chansons du duo sont fortes. On les mémorise, on les chantonne dans l'instant. On a l'impression de les connaitre depuis toujours. Un autre groupe français de folk réussit ce tour de force : Hey Hey My My. (ça tombe bien, on les voit après demain, au même endroit)
Le contact avec le public est tout simple, à l'image de la scène. Direct avec ce qu'il faut d'humour, de timidité et d'assurance pour susciter la sympathie, le sourire et l'envie d'encourager.
Intime, on dit.
Et nous sortons sous le charme de Cocoon, transporté dans un monde tout doux, tout planant, tout mélancolique et acide, pendant une petite heure et demie.
La prochaine fois, je leur amène des peluches, ils ont l'air de beaucoup aimer ça.

Album : My Friends All Died In A Plane Crash. ***

site : http://www.myspace.com/listentococoon

Top 5 Mars 2008

  • Nada Surf
  • Goldfrapp
  • Syd Matters
  • Queens of the Stone Age
  • Girls in hawaii