Ni l'un ni l'autre au final et un énorme regret. Rob Smith a joué trois heures et demie, passant en revue le meilleur de l'énorme répertoire curesque aux dires des Libé et autres Parisien : du Faith, du Pornography, du M... Bouhouhou, j'en aurai sans doute écrit des tartines ici.Tout ce que je peux faire, c'est publier cette note, sous forme de clin d'oeil au précédent concert de Cure à Bercy : le 18 décembre 85.
Avec Carlos Antonio, le complice de musique de toujours... la plus grande claque live jamais reçue (oui, parfaitement malgré les Floyd à Versailles, malgré J. Buckley à l'Olympia, malgré l'Outside de Bowie en 98. Bref), LE concert fondateur.
L'immmobilité spectrale des musiciens, figés par les stromboscopes blancs et rouge. La violence des rebonds de la guitare délayée du Smith, la noirceur planante absolue des morceaux. Les mouvements de foule géants sur les tubes dansants (à la fin, on n'arrivait plus à détacher nos bras crampés : carlos & i se tenait par les bras pour ne pas être séparés dans les pogos). La première partie, le pauvre Arno et son TC Matic, absolument haï et rejeté par la foule d'ados survoltés via envoi de chaussures et autres cannettes (Même à l'époque, on pouvait fumer, walala, fou non ?) La version de Forest, de 10 bonnes minutes...
Il m'aura fallu trois jours pour atterrir et retrouver un niveau normal d'humanité et de pouvoir parler d'autre chose que de ce qui s'est passé ce soir là.*

Et d'enchaîner tous les concerts suivants de Cure à Paris. Jusqu'à mercredi dernier ou j'ai fauté grave.
Punition :
a) je me déguise en robsmith jusqu'à leur retour ici.
b) je vais voir Zazie en concert.
Alors, ce sera a).
* J'ai acheté cinq mois plus tard la cassette pirate du concert. 300 francs. Je l'ai toujours. C'est plutôt la platine cassette qui fait défaut en fait.



